Catégorie : Fonds Vert pour les Femmes R20

  • NESsT et le Fonds Vert pour les Femmes R20 unissent leurs forces

    NESsT et le Fonds Vert pour les Femmes R20 unissent leurs forces

    NESsT et le Fonds Vert pour les Femmes R20 (FVF-R20) unissent leurs forces pour soutenir le développement de la bioéconomie et améliorer l’inclusion sociale et financière des femmes dans la région Andes-Amazonie.

     

    • NESsT et R20 Green Fund for Women (R20-GFW) ont uni leurs forces pour soutenir le développement de la bioéconomie et améliorer l’inclusion sociale et financière des femmes dans la région Andes-Amazonie en apportant un financement intelligent en matière de genre directement aux entreprises durables nées dans la région. Ces initiatives commerciales proposent des solutions innovantes qui promeuvent des pratiques agricoles résilientes au climat, font progresser l’inclusion du genre dans les chaînes de valeur et améliorent la stabilité des revenus pour des milliers de communautés forestières autochtones et traditionnelles.
    • La forêt amazonienne régule les cycles terrestres de l’oxygène et du carbone et constitue une source majeure de nourriture, d’énergie et de médicaments pour le monde. Des données récentes montrent qu’il est dangereusement proche d’un « point de non-retour » où les arbres pourraient commencer à mourir en masse, menaçant directement la survie de millions de personnes et d’espèces sauvages dans la forêt.
    • NESsT Amazonia est l’un des programmes phares de NESsT qui finance et accélère les petites entreprises agricoles du bassin Andes-Amazonie qui favorisent la biodiversité et améliorent les conditions sociales et économiques des communautés locales et autochtones au Brésil, au Pérou, en Colombie et en Équateur.
    • R20-GFW est une initiative lancée par l’ONG R20 pour soutenir l’autonomisation des femmes dans la transition vers une économie verte.

    La forêt amazonienne abrite une extraordinaire variété d’espèces – des abeilles Euglossines qui pollinisent les fleurs de noix du Brésil aux plants de cacao riches en nutriments consommés par des milliards de personnes dans le monde. Ces formes de vie jouent un rôle écologique crucial dans le maintien de l’équilibre de l’immense écosystème qui régule les cycles mondiaux de l’oxygène et du carbone et constitue une source majeure de nourriture, d’énergie et de médicaments pour la vie sur terre.

    Alors que la forêt tropicale sert de point d’ancrage pour les principaux systèmes mondiaux, environ 17 % de son biome a déjà été détruit, ce qui la rapproche dangereusement d’un «point de non-retour» où les arbres pourraient commencer à mourir en masse. Une grande partie de sa biodiversité actuelle et de la perte d’habitat est due à des projets de défrichement non durables tels que l’exploitation forestière, l’agriculture, l’élevage de bétail, l’exploitation minière, l’extraction de pétrole et la construction de barrages. Sans l’alimentation de la forêt, les terres défrichées deviennent stériles et pourraient prendre jusqu’à 60 ans à se restaurer, menaçant les moyens de subsistance des communautés autochtones qui dépendent des ressources de la forêt pour leur survie.

    NESsT et Le Fonds Vert pour les Femmes R20 (FVF-R20) ont uni leurs forces pour soutenir le développement de la bioéconomie et améliorer l’inclusion sociale et financière des femmes dans la région Andes-Amazonie. En apportant des ressources financières intelligentes en matière de genre directement aux solutions commerciales locales qui embauchent des femmes et extraient et traitent de manière durable les ressources indigènes de l’Amazonie, le partenariat cherche à tracer un avenir sans danger pour le climat pour le monde tout en garantissant l’autonomisation économique et la croissance équitable des autochtones locaux. communautés.

    Le partenariat vise à amplifier la gestion autochtone de l’environnement et à améliorer l’inclusion des femmes en investissant directement dans des initiatives commerciales locales, en aidant les habitants de la forêt à gérer durablement et équitablement leurs territoires de vie.

    Équipe NESsT

    Ces initiatives commerciales proposent des solutions innovantes qui promeuvent des pratiques agricoles résilientes au climat, font progresser l’inclusion du genre dans les chaînes de valeur et améliorent la stabilité des revenus pour des milliers de communautés forestières autochtones et traditionnelles.

    Nous nous réjouissons de ce partenariat, que nous espérons fructueux, et nous souhaitons mettre un accent particulier sur l’aide à l’autonomisation des femmes.

    Michèle Sabban, Fonds Vert pour les Femmes R20

    Une entreprise du portefeuille NESsT Amazonia est l’association dirigée par des femmes Associação dos Agropecuários de Beruri (ASSOAB). Cette association acquiert des noix du Brésil brutes auprès de plus de 350 familles de collecteurs de la terre indigène Itixi Mitari et de la réserve de développement durable (RDS) Piagaçú-Purus. Un autre exemple est l’Associação dos Produtores Rurais de Carauri (ASPROC), une association qui aide les communautés riveraines locales à produire et à vendre des produits de la biodiversité provenant exclusivement de la forêt tropicale, notamment du poisson pirarucu, de la farine de manioc, du caoutchouc naturel et de l’açaï. En alignant leurs objectifs commerciaux sur les avantages sociaux et environnementaux pour les millions de personnes et d’animaux sauvages vivant dans la forêt amazonienne, les entreprises du portefeuille NESsT Amazonia façonnent et modélisent de nouvelles façons de faire des affaires dans la forêt tropicale et tracent un avenir durable pour le monde.

    Ces investissements favoriseront également une collaboration à long terme qui se traduira par des changements transformateurs durables qui peuvent stabiliser la perte de forêts, générant des avantages mondiaux qui assurent la survie de la planète.

    Équipe NESsT
    À propos de NESsT
    NESsT investit dans de petites entreprises à fort impact et à forte croissance dans les marchés émergents avec des économies en croissance mais des inégalités persistantes. L’un de ses programmes phares, NESsT Amazonia, finance et accélère les petites entreprises agricoles du bassin Andes-Amazonie qui favorisent la biodiversité et améliorent les conditions sociales et économiques des communautés autochtones locales au Brésil, au Pérou, en Colombie et en Équateur. Depuis 1997, NESsT a incubé et financé 223 entreprises pour maintenir plus de 77 000 emplois formels ciblant les femmes vulnérables, les jeunes à risque, les petits exploitants agricoles et les minorités. Notre organisation a touché un total de 24 000 entrepreneurs et amélioré 910 000 vies dans 50 pays. NESsT cible la création d’emplois dans les domaines suivants : le changement climatique grâce à l’agriculture régénérative, l’économie circulaire et les emplois verts ; L’équité entre les sexes grâce à l’autonomisation économique des femmes ; et le développement de la main-d’œuvre grâce à la diversité et à l’inclusion des talents mal desservis.
    À propos du Fonds Vert pour les Femmes R20
    FVF-R20 est une initiative lancée par l’ONG R20 pour soutenir l’autonomisation des femmes dans la transition vers une économie verte. Le R20 se bat pour un accès égal des hommes et des femmes aux emplois verts et aux technologies énergétiques propres, une meilleure nutrition, la sécurité de l’eau et de l’énergie, et un meilleur accès aux ressources naturelles. Il promeut également l’amélioration des normes sanitaires au niveau départemental à travers le monde. Le Fonds Vert pour les Femmes R20, contribue à la mise en œuvre de projets d’énergies renouvelables à faible émission de carbone et d’efficacité énergétique menés par des femmes pour promouvoir une économie verte durable et de meilleures pratiques en matière de développement durable, de santé publique, de mobilité et de création d’emplois dans le cadre de transition énergétique.
  • Abidjan : top départ du projet LIVES²

    Abidjan : top départ du projet LIVES²

    Des logements sociaux pour remplacer les quartiers précaires : le projet LIVES² a été lancé ce lundi 11 janvier par le Ministère de la ville, résultat d’une coopération ivoiro-française.

     

    Des familles défavorisées auront un logement qui permettra de pratiquer une activité commerciale grâce à une innovation majeure : « la pièce en plus ». Une pièce qui favorisera le lien social et génèrera ses propres revenus.

    Cette pièce en plus permettra à chacun de pouvoir exercer une activité économique ou sociétale au plus près de chez soi et ainsi diversifier l’offre et les services du quartier.

    Un projet durable au service de l’économie locale avec des matériaux régionaux, durables et abordables.

    Ce projet porté par Ceetrus a été mis en place avec de nombreuses collaborations, acteurs publics, privés, partenaires français, africains et européens.

     

     

    Pour en savoir plus :

     

  • Découvrez le projet Lives², pour un habitat abordable et durable

    Découvrez le projet Lives², pour un habitat abordable et durable

    Ce projet répondait à un FASEP lancé par Bercy en vue du Sommet Afrique Europe qui devait se tenir à Bordeaux au mois de Juin 2020 et qui a été reporté suite à la pandémie COVID-19.

    Lʼobjectif de LIVES² est de proposer un espace de vie et dʼactivités générant recettes et lien social (logement décent, durable et abordable).

    Plus de 20 opérateurs sont impliqués et une chaîne de valeur complète est mise en place :

    • Conception africaine
    • Formation
    • Construction gros œuvre ivoirienne
    • Équipement second œuvre et électroménager responsable et de haute qualité
    • Électrification de la toiture grâce aux énergies renouvelables
    • Participation dʼun écosystème dʼentreprises autour de la « pièce en plus » modulable et adaptable aux besoins de la population

    Les ambitions des habitats LIVES² sont nombreuses.

    Ces logements sont :

    • Abordables en facilitant lʼaccès au plus grand nombre par la maîtrise des coûts
    • Qualitatifs par le choix des matériaux et systèmes constructifs (ex : couverture).
    • Décents par la conception du bâtiment, traitant tous les besoins des habitants et les contraintes qui en résultent.
    • Durables par la qualité apportée à la construction et au respect de
    l ʼenvironnement (matériaux, isolation).
    • Duplicables grâce à la facilité de construction et aux formations dispensées par les Compagnons
    • Économiques à travers une consommation raisonnée notamment de lʼeau et de l’électricité
    • Polyvalents avec une pièce générant de lʼactivité (“pièce en plus”)
    • Adaptés aux usages culturels et aux climats (conception africaine des maisons)

    Les impacts sont donc multiples :

    • Protéger lʼenvironnement notamment par le procédé constructif
    • Soutenir la création dʼemploi
    • Faire émerger des filières locales
    • Développer la formation
    • Favoriser lʼautonomie des femmes
    • Baisser les coûts dʼusage (qualité des matériaux, baisse des consommations dʼélectricité et dʼeau)
    • Promouvoir lʼaccession à la propriété foncière et bâtie.

    Nous sommes ravis dʼavoir pu participer à lʼélaboration de ce projet qui devrait voir le jour dès le premier trimestre 2021.

    Michèle Sabban, Présidente Fonds vert R20 pour les femmes

  • LH Forum 2020 : les territoires en tête pour traverser la crise

    LH Forum 2020 : les territoires en tête pour traverser la crise

    Le LH Forum, rendez-vous international des villes & territoires positifs au Havre porté par l’Institut de l’Economie Positive via Jacques Attali et Audrey Tcherkoff, s’est cloturé il y a quelques jours, après 2 jours d’échanges, de partages et de rencontres. 

     

     
    En cette année exceptionnelle, marquée par des bouleversements majeurs, la question de la place et du rôle des territoires dans la sortie de crise était au cœur du Forum. Les débats étaient articulés autour de la gouvernance et l’autonomie des territoires, de la relance économique, du cadre de vie positif mais également autour de l’un des défis les plus urgents : la transition écologique des territoires.

     

    Pour la première fois, les échanges ont été suivi en physique et en digital. Plus de 1 300 personnes sont venus écouter les 125  intervenants au Volcan du Havre dans le respect des mesures sanitaires, et 4 000 ont suivi les débats en live-stream.

     

    Des actions concrètes pour un impact positif à court et moyen terme.

     

    Alors que près de 9 Français sur 10 sont en faveur d’une économie socialement juste, écologiquement durable et démocratique pour les générations futures, l’Institut de l’Économie Positive a réuni pour ces deux jours un panel d’intervenants reconnus tant en France qu’à l’international pour réfléchir ensemble à cette reconstruction.

     

    C’est dans ce contexte que Jacques Attali (Président de Positive Planet et du Conseil de Surveillance de l’Institut de l’Economie Positive), Edouard Philippe (Maire du Havre), Anne Hidalgo (Maire de Paris), Mike Horn (explorateur), Bertrand Piccard (Fondateur de Solar Impulse), Michel Bussi (écrivain) ou encore Nicolas Bouzou (économiste) se sont réunis pour penser l’économie positive des générations futures, plus que jamais attentives aux évolutions de la société.

     

    De façon quasi unanime, les différents intervenants et participants se sont accordés sur l’importance de la concertation nationale-locale dans les prises de décision politique ainsi que l’intégration et l’écoute de la jeunesse dans la construction du monde de demain. Plus militant, plus engagé, chaque organisation et citoyen a la possibilité d’innover et de proposer des solutions concrètes qui se doivent d’être réplicables au niveau local comme au niveau global pour accélérer la transformation de nos modèles actuels. Penser notre quotidien et notre économie demain, c’est donc construire des territoires mettant au cœur de leurs actions un impact durable pour répondre aux enjeux sociétaux, sociaux et environnementaux. Par exemple, : bâtir des cœurs de ville attractifs et respectueux de l’environnement et de chaque individu à travers un immobilier urbain responsable, œuvrer au renforcement de la place des femmes dans l’économie de demain, ou encore accroitre la digitalisation favorisant davantage d’accessibilité et d’inclusion des populations.

     

    Jacques Attali, fondateur du LH Forum et Président de Positive Planet rappelle l’importance de cet évènement : « Les territoires sont en première ligne pour la reconstruction et le développement de l’économie positive. C’est à l’échelle locale que tout se joue et où l’on peut créer les conditions de l’exemplarité : prendre des décisions concrètes pour agir dans l’intérêt des générations futures »

     

    Plus que jamais, ce forum a été au cœur des débats actuels de nos sociétés pour être le laboratoire de l’économie positive territoriale et que chacun devienne acteur de la transformation de nos territoires au service de la société et de la planète.

     

    Pour plus d’informations, cliquer ici

     

  • Incendie du marché de Bouaké : itw de Mme Tapsoba, ONG Tere

    Incendie du marché de Bouaké : itw de Mme Tapsoba, ONG Tere

    En janvier 2020, le grand marché de Bouaké, deuxième ville la plus peuplée après Abidjan, a connu un incendie dévastateur. Principal centre d’activités de cette ville du centre de la Côte d’Ivoire, le marché de Bouaké compte 1500 commerçants. Une partie de ce marché, tenue entièrement par des femmes, est d’ores et déjà en cours de reconstruction grâce à l’intervention des ONG Tere et R20. Rencontre avec Mme Tata Tapsoba, Présidente de l’ONG Tere.

    Pourriez-vous nous présenter votre ONG Tere et le type d’actions que vous menez sur le terrain ? Comment êtes vous entrés en contact avec le Fonds vert R20 pour les femmes ?

    L’ONG Tere a pour objectif spécifique la recherche de terrains d’entente et la lutte contre la pauvreté. L’ONG Tere est entrée en contact avec l’ONG R20 grâce à la mairie de Bouaké.

    De gauche à droite: Mme Tata Tapsoba, Présidente de l’ONG Tere, Mme Krotoumou Diomande, 2ème adjointe au maire de Bouaké et Mme Michèle Sabban, Présidente du Fonds vert pour les femmes R20.

    En ce début d’année, le marché de Bouaké a brûlé, quelles conséquences cela a-t-il eu pour les femmes de la région ?

    Lorsque le marché de Bouaké a brûlé c’était très difficile pour les femmes du marché. Elle avaient tout perdu et ne savaient pas comment elles allaient pouvoir reconstruire ce qui avait disparu dans l’incendie.

    Le Fonds vert R20 pour les femmes a mobilisé ses partenaires pour aider les femmes de Bouaké. Un don de 6500€ a été effectué. Qu’en est-il de la reconstruction du marché aujourd’hui et de la relance des activités ?

    Aujourd’hui grâce à nos différents petits marchés les femmes ont trouvé des places pour la relance de leurs activités génératrices de revenus. La reconstruction du marché est actuellement en cours.

    En ces temps de crise, comment l’ONG Tere se mobilise-t-elle sur le terrain ?

    Pendant la crise, la mobilisation s’est avérée très difficile, mais l’ONG Tere a organisé des sensibilisations à domicile et cela a débouché sur des partenariats très importants comme ONUCI, SEARCH FOR COMMON GROUND et la Mairie de Bouaké. Nous souhaitons remercier chaleureusement le R20, Natasha Ilic et Michèle Sabban pour leur aide, ce premier versement de 6 500€ a été un immense soulagement pour les femmes de Bouaké.

    L’équipe du R20, entourée des femmes bénéficiaires du marché de Bouaké.

    Le R20 remercie ses donateurs : la Fondation E5T (Daiana Boismoreau), l’Institut de l’Économie Positive (Audrey Tcherkoff & Jacques Attali), Économie d’Énergie (Myriam Maestroni), France Libertés, MAS Conseils, les donateurs particuliers et les partenaires du Fonds vert R20 pour les femmes.

  • ChangeNow: les collectivités locales et le développement durable

    ChangeNow: les collectivités locales et le développement durable

    À l’occasion de l’exposition Universelle « ChangeNow » des Innovations pour la planète France, du 30 janvier au 1er février 2020 au Grand Palais à Paris, France Info a reçu de nombreux invités sur son plateau pour présenter les start-ups qui innovent pour la planète lors de 4 séances de pitchs, et aborder les grandes thématiques du développement durable lors de séances de talks.

     

    Voici l’une de ces séquences.

    Talk 2: les collectivités locales et le développement durable

    Journaliste: Christophe de Vallambras MediaLab de L’information France tv.

    Invités:

    Michèle Sabban Présidente du R20 Regions of Climate Action

    Arthur Arrighi de Casanova Directeur transition énergétique Cap Gemini

    Mathilde Gracia Journaliste environnement France Info Canal 27

    Pour suivre Méta-Media, chronique de la révolution de l’information par la Direction de la Prospective de France Télévisions:
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    Source: Chaîne Youtube Meta Media
  • Fonds Vert R20 pour les Femmes: Michèle Sabban répond à Forbes

    Fonds Vert R20 pour les Femmes: Michèle Sabban répond à Forbes

    Michèle Sabban est membre fondatrice du R20, Regions of Climate Actions, créé en 2010, et elle œuvre aux côtés de l’ancien gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger pour rassembler les régions, les provinces et les États fédérés de la planète dans la lutte contre le changement climatique et la mise en œuvre du développement durable. De mars 2012 à juin 2017, elle en a assuré la présidence. Aujourd’hui elle occupe le poste de présidente du Fonds Vert R20 pour les Femmes avec l’ambition de relier deux sujets essentiels: la préservation de la planète face au changement climatique et l’autonomie des femmes dans le monde.

     

    Quelles sont les missions du Fonds vert R20 ?

    Le Fonds Vert R20 pour les Femmes a été créé dans le but de faciliter l’égal accès des hommes et des femmes aux emplois verts, aux ressources naturelles, aux technologies de production d’énergie propre, à une meilleure alimentation, et à la sécurité hydrique et énergétique. Ainsi, nous contribuons à la mise en œuvre de projets liés au déploiement des énergies renouvelable, à l’efficacité énergétique, ou encore sobres en carbone.

    Ce Fonds de dotation collabore également avec d’autres organisations et associations militant dans le même sens partout dans le monde. Son ambition est d’améliorer les capacités des femmes à œuvrer pour la planète en collaborant à la réalisation de leurs projets verts. Les activités proposées sont développées en corrélation avec l’Agenda 2030 et les Objectifs de Développement Durable (ODD) fixés par l’ONU en janvier 2016.

    Comment ce Fonds Vert est-il né?

    Pour la création du R20 – Regions of Climate Action, tout a commencé à Copenhague au moment de la COP15. Les territoires et les élus locaux ont pris conscience que l’aggravation de la pauvreté due aux changements climatiques allait avoir des conséquences dramatiques et bien plus rapides que prévu. Nous avons donc décidé de créer cette Organisation Non Gouvernementale pour mobiliser les territoires et les soutenir dans la réalisation de leurs objectifs de lutte contre le changement climatique.

    Le Fonds vert R20 pour les femmes, a lui été créé en 2017, car nous avons observé que ce sont généralement les femmes qui agissent au quotidien pour trouver des solutions concrètes, et qui sont les plus touchées par la misère. Je me suis dit que l’on ne pouvait pas continuer comme cela et, forte du soutien d’Arnold Schwarzenegger, j’ai trouvé de l’écoute et de l’aide auprès de Madame Brigitte Macron en France et Mme Dominique Ouattara en Côte d’Ivoire. C’est ainsi que nous avons lancé le Fonds Vert à Abidjan, en marge du Sommet Afrique-Europe, lors d’un forum des Premières Dames d’Afrique. Dès le début, je me suis demandé comment aider ces femmes sans qu’elles soient obligées de passer par l’intermédiaire de l’État ou de grands groupes privés ou publics: elles risqueraient de ne pas retirer pour elles-mêmes les bénéfices des ressources que leur apporte la Terre.

    En gagnant en indépendance, ces femmes contribuent d’autant mieux à lutter contre le changement climatique.

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    En marge du 5ème sommet Union Africaine-Union Européenne en novembre 2017, Madame Dominique Ouattara, Première dame de Côte d’Ivoire, en compagnie de ses paires africaines et de Michèle Sabban, au cours d’un déjeuner-débat sur la « place de la femme dans l’économie verte. » CréditsPhotos@DominiqueOuattaraOfficiel

    Comment choisissez-vous les projets?

    Nos projets répondent à trois enjeux fondamentaux: l’écologie, l’éducation et l’économie. Je vais illustrer mon propos avec un exemple très concret. Dans beaucoup de pays d’Afrique, les femmes n’ont pas le droit d’être propriétaires des terres agricoles. Or, nous avons constaté que souvent les forêts appartiennent aux Régions. Dans la ville d’Odienné, en Côte d’Ivoire, grâce au soutien de la Maire, notre référente sur le terrain, nous avons pu mettre des forêts à disposition de femmes et les former à un nouveau métier, l’agroforesterie. Les bénéfices sont triples: les femmes peuvent nourrir leurs familles, être plus autonomes financièrement et participer à la lutte contre la déforestation.

    Bien entendu, notre périmètre d’actions est beaucoup plus large: nous savons que l’Afrique est touchée par les conséquences de la désertification, mais la Chine connaît une autre forme de désertification avec ces milliers de femmes qui sont dans l’obligation de laisser leurs enfants dans les villages, pour aller travailler dans les grandes métropoles. Nous souhaitons donc les aider à trouver du travail dans des secteurs de développement durable (gestion de l’eau, gestion des déchets, etc.) dans leurs villages afin qu’elles puissent rester auprès de leur famille.

    Nous agissons également en collaborant avec d’autres fondations sur des appels à projets. Par exemple, avec la Fondation France Libertés, nous avons décidé de soutenir des associations et coopératives de terrain, sur des projets concernent la protection de l’équilibre des cycles de l’eau. Ils ont pour objectif de rendre l’eau à la terre pour améliorer l’environnement, protéger le climat et garantir le mode de vie des communautés.

    Nous espérons que le Fonds Vert R20 pour les femmes sera très présent lors du Sommet Afrique-France qui se tiendra à Bordeaux en juin 2020. Nous aurons beaucoup de belles histoires à raconter et partager.

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    Y a-t-il un projet qui vous tient particulièrement à cœur?

    Vous n’êtes pas sans savoir que beaucoup de très jeunes filles sont violentées et livrées à elles-mêmes dans les rues. Nous avons l’intention de former une centaine de ces jeunes femmes à devenir des institutrices pour le climat. Leur mission? Aller dans les villages et les écoles pour expliquer ce qu’est le changement climatique aux plus jeunes. En s’appuyant sur leur dialecte et leur culture, elles feront mieux passer les messages et retrouveront leur dignité tout en étant utiles à leurs communautés.

    C’est une nouvelle page du Fonds Vert pour les femmes que nous sommes en train d’écrire. J’espère que ce projet sera soutenu par le Président de la République française.

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    Quelles sont vos sources de financement?

    Depuis le lancement du Fonds Vert R20, je sollicite de l’aide partout dans le monde pour financer les projets en cours et à venir. Nous ne pouvons pas aller très loin sans donateurs. Par bonheur, quand je prononce les mots « femmes et climat », je vois des femmes riches réagir positivement, et cela que ce soit à Los Angeles, en Chine ou au Japon. Une des clés de la réussite? La solidarité qui existe entre toutes les femmes, celles qui ont le pouvoir et les ressources financières et celles qui ont besoin d’être soutenues.

    Je rêve également d’une alliance entre les nombreuses fondations qui oeuvrent partout dans le monde avec les mêmes intentions que nous. L’union fait la force, et j’espère que nous pourrons accompagner ensemble des projets ambitieux et porteurs d’espoir pour les femmes du monde entier… et pour notre planète!

    Quelques mots de conclusion?

    Je partage avec vous les mots de Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie : « Les femmes sont capables de créer de nouvelles chaînes de valeurs et sont des actrices dynamiques et innovantes du changement. » À l’image du Colibri, nous sommes conscients que chaque petit pas est une victoire pour trouver des solutions face aux changements climatiques, et que les femmes y ont un rôle majeur à jouer.

     

    Rejoindre le Fonds Vert R20 pour les Femmes
    Ensemble, permettons aux femmes d’entreprendre pour la planète
    Photo d’ouverture | Arnold Schwartzenegger, Michèle Sabban, Emmanuel Macron et Brigitte Macron lors d’une séance de travail à l’Elysée en 2017.
    Propos recueillis par Dominique Barreau pour Forbes | Storyteller – Coach- Auteure
  • 3 projets pour rendre l’eau à la terre et restaurer le climat

    3 projets pour rendre l’eau à la terre et restaurer le climat

    Dans le cadre du programme de soutien à des porteurs d’alternatives autour des liens entre l’eau et le climat, France Libertés, le R20 Fonds Vert pour les femmes et la Fondation Abbé Pierre apportent leur aide à 3 nouveaux projets de terrain. Ils seront mis en œuvre en Afrique du Sud, en Inde et en Colombie.

     

    Ces projets viennent compléter une réflexion collective sur la restauration du climat en respectant le cycle de l’eau, déjà amorcée par 3 autres projets de terrain depuis plusieurs mois par les ONG KWDT (Ouganda), SAPSRI (Sri Lanka) et Yikilo (Soudan du Sud).

    Sècheresses, inondations, désertifications… l’eau et le climat sont intrinsèquement liés. L’importance de la protection de l’équilibre du cycle de l’eau est ainsi au cœur de ces trois projets déterminés à rendre l’eau à la terre pour restaurer environnement, climat et mode de vie des communautés.

    La possibilité d’avoir accès à l’eau est vitale pour jouir de son droit humain à l’eau. Ce droit est aujourd’hui mis en danger par le dérèglement climatique auquel les États ne répondent pas. Nous souhaitons soutenir ces actions de terrain œuvrant pour l’équilibre du cycle de l’eau comme levier d’action contre le changement climatique et les conséquences en chaîne pour les populations les plus vulnérables.

    En Afrique du Sud, (EMG)

    Une école sur l’eau et le changement climatique pour les militants… Renforcer les capacités locales pour faire face à la pénurie d’eau au Cap, voici le beau projet de l’ONG EMG dont l’objectif est d’agir pour parvenir à un accès équitable et durable à l’eau pour les communautés marginalisées du Cap.

    En Inde, (HAIYYA)

    HAIYYA s’est donné pour but d’apporter une formation et un soutien en plaidoyer aux communautés, afin qu’elles puissent inciter leurs dirigeants à entreprendre des actions contre le changement climatique. Cet objectif sera mis en œuvre grâce au projet de l’ONG de soutenir de jeunes porte-parole travaillant à la restauration des plans d’eau à New Delhi.

    En Colombie, (CORPENCA)

    Avec la vision de l’eau comme commun, l’ONG CORPENCA tente de restituer et de conserver des sources d’eau locales par une gestion communautaire de l’eau, via la restauration, l’entretien et la conservation de micro-bassins.

     

    À travers la sensibilisation, la formation, des ateliers, des plantations… ces trois projets ont chacun pour but que les communautés locales puissent devenir actrices d’un changement positif pour leur environnement, leur accès à l’eau et leur mode de vie.

  • Missions du R20 autour de l’Habitat avec Michèle Sabban

    Missions du R20 autour de l’Habitat avec Michèle Sabban

    Igloo On Air. Quelles sont les missions du R20 autour de l’Habitat Durable? Avec notre invitée spéciale Michèle Sabban, Présidente du R20 et du Fonds Vert pour les Femmes. Trianon Résidences est partenaire du R20 et partage son savoir-faire autour de l’Habitat pour accompagner cette organisation fondée par Arnold Schwarzenegger.

     

    Plus d’informations sur: www.trianon-residences.fr
  • 3 projets pour rendre l’eau à la terre et restaurer le climat

    3 projets pour rendre l’eau à la terre et restaurer le climat

    En 2019, France Libertés soutient 3 nouveaux projets de terrain au Sri Lanka, en Ouganda et au Soudan du Sud.

     

    Suite à notre appel à projet portant sur les liens entre l’eau et le climat, le Fonds Vert R20 pour les femmes et France Libertés ont ensemble choisi de soutenir 3 projets, chacun œuvrant à la restauration du climat en respectant le cycle de l’eau.

    Sècheresses, inondations, désertifications… L’eau et le climat sont intrinsèquement liés. L’importance de la protection de l’équilibre du cycle de l’eau est ainsi au cœur de ces trois projets déterminés à rendre l’eau à la terre pour restaurer environnement, climat et mode de vie des communautés.

    La possibilité d’avoir accès à l’eau est vitale pour jouir de son droit humain à l’eau. Ce droit est aujourd’hui mis en danger par le dérèglement climatique auquel les États ne répondent pas. Nous souhaitons soutenir ces actions de terrain œuvrant pour l’équilibre du cycle de l’eau comme levier d’action contre le changement climatique et les conséquences en chaîne pour les populations les plus vulnérables.

    – En Ouganda, Katosi Women Development Trust (KWDT)

    Les objectifs de KWDT sont de soutenir l’organisation et l’autonomisation des femmes en milieu rural et de créer des moyens de subsistance durables. Renforcer la capacité des communautés à gérer durablement les ressources en eau et atténuer les effets néfastes des changements climatiques sont à la base de ce beau projet.

    – Au Sri Lanka, South Asia Partnership Sri Lanka (SASPRI)

    L’ONG SAPSRI se donne pour mission de renforcer les capacités des communautés pauvres et marginalisées en appuyant un système de gestion de l’eau participatif et en soutenant une agriculture intelligente qui puisse assurer la sécurité alimentaire face au changement climatique et générer des revenus aux paysans.

    – Au Soudan du Sud, Yikilo Organization for Peace, Reconstruction and Development

    Dans un contexte régional gangréné par des conflits incessants et une extrême pauvreté, l’ONG Yikilo a pour objectif d’aider les communautés locales à reboiser leur territoire et promouvoir l’agroforesterie pour réduire l’insécurité alimentaire et ainsi améliorer les conditions de vie des populations.

    À travers la sensibilisation, la formation, des ateliers, des plantations… ces trois projets ont chacun pour but que les communautés locales puissent devenir actrices d’un changement positif pour leur environnement, leur accès à l’eau et leur mode de vie.

    Pour en savoir plus: France Libertés Fondation Danièle Mitterrand